roman

vendredi 30 décembre 2016

Chautauqua Institution, NY : là où tout a commencé...

Athenaeum Hotel, Chautauqua

Lors du voyage de repérage du précédent roman Black coffee, j'avais rendu visite à un couple d'amis français installé dans l'Etat de New York. Jonathan et Saskia m'avaient déjà parlé de l'environnement particulier où se trouvait leur restaurant gastronomique La Fleur et de cette ville hors du commun qu'était Chautauqua Institution, à ce contraste entre l'été et l'hiver, la foule estivale et le silence empesé de neige d'octobre à mars.
J'avais déjà imaginé cette ville comme futur décor d'un roman, de disparitions et de morts suspectes dans la population clairsemée au plus rude moment de l'hiver. 



Mais j'étais loin de m'imaginer quel lieu hors du commun j'allais découvrir.
Un paradis terrestre. 







"Sous un ciel empourpré, la petite ville de Chautauqua dévoilait ses atours, verdure et maisons à colonnades."


"Chautauqua était une ville hors du temps, gardée, barricadée, née de la volonté d’une poignée d’hommes croyant aux vertus de la discipline artistique en plein air."



Magnolias, allées de briques rouges et drapeaux américains au garde-à-vous à chaque balcon. 

"La haie de rhododendrons avait doublé de volume depuis avril, recouvrant entièrement les tulipes. Les fleurs en entonnoir, blanches et généreuses, retombaient de tout leur poids vers le sol." 


"Les décors les plus extravagants, du héron en bronze martelé au farfadet de terre cuite. Les porches ne se concevaient qu’agrémentés de fauteuils en rotins couverts de coussins crochetés à la main et de mobiles inventifs aux ondulations enchanteresses."



















... Bref! A mon goût, trop beau, trop sage pour être vrai. Etendue autour du lac Chautauqua, la ville n'est accessible que par une porte dont une barrière protège l'accès l'été. Il faut montrer patte blanche pour y entrer. Avec sa population vieillissante et fière des doctrines propres à la ville, Chautauqua Institution évoque le village de la série TV Le prisonnier.
Très vite, l'idée que Desmond G. Blur puisse s'y retrouver m'a effleurée pour ne plus me quitter. Puis je me suis plongée dans l'écriture de Black coffee.

Ce n'est qu'en juillet 2014 que je revenais enfin à Chautauqua pour y faire les repérages de White Coffee ... à vélo.






1 commentaire:

  1. Tout comme le blog du voyage sur la 66 me donnait l'envie d'y rouler à nouveau, j'ai maintenant celui d'aller vers Chautauqua... Mais avec White Coffee dans mon sac.

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